Suerdieck
- Fondée en
- 1892 — Cruz das Almas, Bahia · fermée 1999-2000
- Manufactures
- Cruz das Almas, Bahia — activité arrêtée fin 1999, dernière usine fermée en 2000
- Pays
- Brésil
Le tabac de Bahia, cultivé dans le Recôncavo autour de Cruz das Almas, a nourri pendant plus d'un siècle une industrie cigarière qui exportait vers l'Europe bien avant que l'Amérique centrale ne domine le marché. Suerdieck en a été la maison la plus connue — et elle n'existe plus.
August Suerdieck, Allemand, arrive à Bahia en 1888 comme employé d'une firme de Hambourg, chargé de surveiller le bottelage du tabac. Quatre ans plus tard il rachète l'entrepôt de son employeur et fonde sa propre maison. La fabrication de cigares suit, à Maragogipe puis à Cruz das Almas, et Suerdieck devient le premier producteur du pays.
Son tabac — le mata fina, sombre, sucré, à l'acidité particulière — n'a d'équivalent nulle part. C'est un goût que les fumeurs habitués aux profils cubains trouvent souvent déroutant à la première bouffée : plus fruité, presque vineux, avec une combustion rapide qui demande un tirage plus lent.
En 2000, après cent huit ans, la maison a fermé sa dernière usine. L'atlas la garde pour ce qu'elle représente : la mémoire d'un pays producteur que la géographie du cigare premium a marginalisé — et, cette fois, effacé.
Profondeur de Gamme
Suerdieck Mata Fina
Le tabac de Bahia dans sa forme la plus directe : fruité, presque vineux, avec une acidité qu'aucun autre terroir ne donne. À chercher chez les collectionneurs — la production s'est arrêtée en 2000.
Corona
Suerdieck Brasilia
Format court et registre léger, dans la tradition des petits cigares brésiliens que l'Europe importait en quantité au siècle dernier. Lui non plus ne se fabrique plus.
Petit Corona
🥃 Accords
Cachaça vieillie
Accord de pays, et de registre : le végétal de la canne répond au fruité du mata fina.
Café brésilien
Doux et chocolaté, il tempère l'acidité de la feuille.
Source : pt.wikipedia.org « Suerdieck Charutos » (« No ano 2000 [...] fechou sua última unidade na cidade de Cruz das Almas, dispensando os cem funcionários » ; environ cinq millions de pièces produites en 1999, premier fabricant brésilien) et gestoesinspiradoras.ufba.br « August Wilhelm Suerdieck » (arrivé en Bahia en 1888 ; société de 1892 ; fabrication à Maragojipe dès 1905 ; fin des activités à la fin de 1999) — réserve levée : l'arrêt de l'activité et la fermeture de la dernière usine sont deux moments, pas une contradiction