Taru Martani
- Fondée en
- 1918 — Yogyakarta, Java, Indonésie
- Manufactures
- Yogyakarta, Java, Indonésie
- Pays
- Indonésie
Java et Sumatra fournissent depuis le XIXe siècle des tabacs que l'Europe a massivement utilisés : la cape de Sumatra a habillé des générations de cigares néerlandais, allemands et belges. Mais l'Indonésie, dans l'imaginaire du cigare, reste un fournisseur — pas un pays de maisons.
Taru Martani corrige cela. Fondée en 1918 par le Néerlandais N.V. Negresco, installée à Yogyakarta trois ans plus tard, la manufacture change de mains au gré des occupations — néerlandaise, puis japonaise — avant de revenir à l'Indonésie en 1949.
C'est alors que le sultan Hamengkubuwono IX lui donne son nom actuel : Taru Martani, « la feuille qui fait vivre » en javanais. Le nom lui-même raconte une reprise en main, et il est difficile de trouver ailleurs un cigare dont l'appellation dit aussi clairement une indépendance.
La maison, la plus ancienne du pays, roule encore l'essentiel de sa production à la main et exporte vers l'Europe et l'Asie. C'est aujourd'hui la seule maison indonésienne de cet atlas : les deux autres fiches du pays portaient des marques néerlandaises de fabrication mécanique, et le cigare de machine n'entre pas ici.
Profondeur de Gamme
Taru Martani Senator
Le tabac de Java roulé à Java. Registre terreux et légèrement épicé, avec une combustion franche — un profil que les assemblages européens n'utilisent qu'en composant, jamais seul.
Corona
Taru Martani Panter
Cape de Sumatra, format court : exactement ce que l'Europe importait par millions au siècle dernier, mais fabriqué au pays d'origine de la feuille.
Petit Corona
🥃 Accords
Thé de Java
L'accord local, et le plus cohérent avec un tabac cultivé sur les mêmes pentes volcaniques.
Café de Sumatra
Corsé et terreux, il rejoint le registre du tabac javanais sans le contredire.
Source : cigarindonesia.id « Company History » et id.wikipedia.org « Taru Martani » (fondée en 1918 sous le nom N.V. NEGRESCO par la maison néerlandaise Mignot & de Block d'Eindhoven, à l'initiative d'Adolphe Mignot ; quatre cents ouvriers en 1923 ; prise par l'occupant japonais en 1942 sous le nom Jawa Tobacco Kojo ; reprise en 1945 et rebaptisée Taru Martani — les feuilles qui donnent la vie — par le sultan Hamengkubuwono IX)