Vargas
- Fondée en
- 1925 — Santa Cruz de La Palma
- Manufactures
- Tabacos Vargas, avenue Maritime, Santa Cruz de La Palma
- Pays
- Îles Canaries
À La Palma, on roule le cigare depuis si longtemps que le mot local — le « palmero » — désigne à la fois le cigare et l'habitant de l'île. Le tabac y pousse sur des sols volcaniques, dans un climat d'alizés constants, et se travaille dans des ateliers familiaux plutôt que dans des manufactures.
La maison Vargas est la plus connue de ces ateliers. Elle roule sous son nom de famille, avec une part importante de feuille de La Palma — ce qui est rare : la plupart des cigares dits canariens utilisent des tabacs importés d'Amérique.
Cette origine explique le goût. Le palmero est sec, végétal, un peu rustique, avec une force modérée et une combustion franche. Il ne cherche pas à ressembler au havane et n'en a jamais eu l'ambition ; c'est un cigare de terroir insulaire, fumé sur place bien plus qu'exporté.
Dans un atlas dominé par les Caraïbes et l'Amérique centrale, c'est l'un des rares endroits d'Europe où l'on cultive et où l'on roule au même endroit.
Profondeur de Gamme
Vargas Palmero
Le cigare de l'île, roulé avec sa propre feuille. Sec, végétal, un peu rustique — il ne cherche pas à ressembler au havane et n'en a jamais eu l'ambition.
Corona
Vargas Reserva
Des feuilles gardées plus longtemps, un peu plus de rondeur. Le même terroir volcanique, avec du temps.
Robusto
🥃 Accords
Malvasía de La Palma
Le vin volcanique de l'île avec son cigare : deux produits du même sol.
Café des Canaries
L'archipel en cultive un peu, sur les mêmes pentes — accord rare et strictement local.
Source : humolatino.com (1925, Santa Cruz de La Palma, Enrique Vargas de Paz et son frère Felipe) ; sources publiques sur le mildiou bleu de 1967