Cape du Cameroun
Cape · Cameroun
Genèse
Deux récits pour une origine, et la fiche les écrit tous les deux. Les sites de détaillants font apporter la semence de Sumatra en Afrique centrale par des colons néerlandais au début du XXe siècle ; la presse du métier, elle, fait commencer l'histoire à la fin des années 1950, quand le monopole français, la SEITA, envoie un agronome, Jean Masseron, établir des plantations, mettre au point les variétés et apprendre aux planteurs à cultiver et à fermenter. La SEITA achète et exporte seule la récolte jusqu'à son retrait de la région, en 1993, faute de demande, dit-elle. La maison M. Meerapfel Söhne, qui négociait cette feuille depuis plus de cent vingt ans en 1998, a repris la filière avec une société centrafricaine, la CETAC, et on lui attribue de l'avoir sauvée de la disparition.
Culture
Cultivée en PLEIN SOLEIL — ce qui est rare pour une cape : la couverture nuageuse régulière de la saison rend les toiles d'ombrage inutiles. Les terres de la zone sont si riches qu'elles ne demandent pas d'engrais. La région à cape est à cheval sur l'est du Cameroun, autour de Batouri, et la Centrafrique voisine où se trouvent les usines de traitement.
Caractères
Feuille fine au grain marqué, recherchée autant pour sa rareté que pour son aspect. Elle habille des cigares roulés ailleurs — Honduras, République dominicaine, Nicaragua — auxquels elle donne sa signature plutôt que sa force.
Notes
- Café
- Cacao
- Épices douces
Accords
- Café noir serré
- Rhum vieux
- Chocolat noir
Source : cigaraficionado.com « C'est l'Afrique: Cameroon Wrapper Leaf » (janvier-février 1998 : à la fin des années 1950, la SEITA envoie Jean Masseron établir des plantations, mettre au point des variétés et former les planteurs ; la cape centrafricaine se vend aux États-Unis et en Europe dans les années 1960 ; la SEITA se retire en 1993 en invoquant l'absence de demande ; Rick Meerapfel, M. Meerapfel Söhne, plus de cent vingt ans, avec la CETAC détenue à 40 % par des Centrafricains ; Batouri, Tapourou près de Berbérati, Gamboula ; culture au soleil sous couverture nuageuse, sans toile ; près de 5 000 personnes et 3 000 planteurs sous contrat ; balles de 78 kilos expédiées aux Pays-Bas ; Fuente Don Carlos, Partagas, H. Upmann) — l'introduction par des colons néerlandais au début du XXe siècle, écrite auparavant dans cette fiche, vient de sites de détaillants ; la presse du métier fait commencer l'histoire avec la SEITA : les deux sont écrits
Cigares qui la portent
CAO Cameroon
Blend légendaire avec ce wrapper rare
Arturo Fuente Hemingway
Wrapper Cameroon emblématique
Oliva Serie G
Relance la mode du wrapper Cameroon
Meerapfel
Les marchands de cette cape depuis 1876, roulé ailleurs